ITW #1 Sarah Forst, étudiante de 22 ans et déjà entrepreneure : “rien ne sert de s’auto-censurer”

meetHarry&Co donne la parole aux étudiants et aux étudiantes entrepreneurs. Interviews d’une jeunesse créative, qui prend des initiatives et qui redessine le paysage économique, culturel et social.

Sarah Forst | 22 ans | VELAZCOxURPI

étudiant entrepreneur

Qui es-tu ?

Bonjour, je m’appelle Sarah Forst, j’ai 22 ans et je suis née à Paris. Je viens d’obtenir une license en commerce international à l’ESC Rouen et je m’apprête à faire un master en management de luxe à l’IFM en septembre prochain. Enfin, je suis l’heureuse cofondatrice de VELAZCOxURPI, une marque de prêt-à-porter franco-péruvienne.

Quel est ton projet ?

VxU est une marque franco-péruvienne de prêt-à-porter. Les matériaux sont exclusivement péruviens (cuirs, baby alpaga, coton, tissages, …) La confection est péruvienne également, nous travaillons avec des artisans. Le concept est d’utiliser le patrimoine péruvien (les matériaux, l’histoire, s’inspirer de l’environnement) pour créer une mode contemporaine aux coupes classiques avec un twist parisien.

Chacune de nos pièces est confectionné avec soin, avec le souci du détail et en petites quantités. Les cuirs et fourrures proviennent de l’industrie alimentaire, ainsi nous avons une politique de NO-gaspillage, et cela s’ajoute à un respect vital de nos fournisseurs et confectionneurs. Ce qui est évident pour une marque comme la notre de nos jours. Nous avons lancé VxU commercialement à Paris en mars 2014. Nous avons participé à divers salons de créateurs et nous sommes fiers d’être vendus dans le concept store Lekker à Paris dans le 18eme.

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Comment es-tu devenue entrepreneure ?

Lors d’un stage de 6 mois au Pérou dans l’industrie du textile, j’ai rencontré José Velazco, un péruvien, et nous avons eu un coup de foudre créatif. Fort de nos caractères et connaissances complémentaires, nous nous sommes lancés dans l’aventure du prêt-à-porter.

Quel a été l’élément déclencheur ?

Je pense que tout allait dans notre sens : un projet commun depuis des années de travailler avec des merveilleuses étoffes, un amour de la mode partagé et des fonds surtout ! On a fait un business plan de 70 pages et c’était parti.

Comment arrives tu à concilier ta vie d’étudiante et celle d’entrepreneure ?

Je dors un peu moins qu’avant. Tout est question d’organisation, mais ça vient vite. Il faut comprendre aussi que rien ne sert de s’auto-censurer, arriver au stade de devenir entrepreneur c’est déjà très honorable. Apprendre de ses erreurs, c’est la clé.

Quelle est ton ambition ?

Nous allons créer comme un fashion lab, un collectif, une pépinière : VELAZCOxURPI en est le centre, le noyau et à côté nous allons monter des collections capsules, mener des partenariats, … L’idée est de mêler tous les arts et la culture autour du vêtement. Tous les arts se nourrissent. José et moi nous sommes un tout mais nous allons aussi faire des choses seuls. Il faudrait que l’on trouve un nom à notre fashion lab…

Une anecdote ?

Moi qui fait du business en espagnol … très très drôle …. mais je suis rodée maintenant

Le mot de la fin

TRAVAILLER DUR POUR SUIVRE SES RÊVES