Le growth hacking est-il indispensable pour votre start-up ?

 PS: I Love You. Get Your Free Email at Hotmail 

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On connaît tous cette phrase, mention rajoutée en signature des emails envoyés par les utilisateurs Hotmail dans les premières années de l’entreprise, et qui a permis d’obtenir un million de nouveaux utilisateurs en 6 mois. Autre cas d’école, Airbnb, qui avait réussi à automatiser le post de toutes ses offres en annonces sur Craigslist.

Le growth hacking, pour faire simple, c’est un état d’esprit importé de la Silicon Valley, qui fait appel à la fois à des connaissances de marketing et d’ingénieur. Le growth hacking, c’est le marketing à la sauce start-up, avec un seul objectif : la croissance.

On sait bien que la croissance, ça vous intéresse ! Pourtant, le growth hacking est bien plus complexe qu’il n’y paraît, et fait appel à des connaissances très variées et souvent très pointues. Alors, cela vaut-il vraiment le coup pour vous ?

Comprendre le fonctionnement du growth hacking

Le but du growth hacking est de faire croître rapidement le nombre d’utilisateurs de votre produit ou service, en limitant autant que possible les coûts marketing. Vous l’aurez compris, avec son côté “système D”, ce n’est pas une science dure et il vous faudra avancer à tâtons, oser, voir ce qui marche, réessayer… Mais ça en tant qu’entrepreneur, vous avez déjà l’habitude ! Pourtant, on peut expliquer ses mécanismes en parlant un peu du tunnel de conversion. Voilà le cycle de vie de votre utilisateur :

Acquisition : votre utilisateur tombe sur votre site, entre dans votre boutique, voit votre app sur son store.

Activation : votre utilisateur s’enregistre sur votre site, crée un compte sur votre app, s’abonne à votre newsletter. (N.B. le taux d’activation dépasse rarement les 30% du taux d’acquisition !)

Rétention : votre utilisateur revient, bref, vous l’avez fidélisé. Pour faire revenir le visiteur, un canal à privilégier peut être l’e-mailing

Revenu : votre utilisateur paie pour votre produit ou service.

L’idée, c’est de rajouter une cinquième étape, le referral, qui permet à l’utilisateur d’en activer lui-même d’autres ! Pas encore clair ? Prenons un exemple :

Je découvre l’app Candy Crush sur mon store (acquisition), je m’inscris et commence à jouer (activation), une notification push m’incite à y revenir (rétention), et là, je me mets à harceler mes amis Facebook pour passer au niveau supérieur en leur envoyant des invitations (referral), dont certains finiront par s’inscrire et faire leurs achats in-app (revenu). En bref, il s’agit de se servir de ses utilisateurs comme vecteur de communication, par exemple par des invitations par emails ou des partages sur les réseaux sociaux.

Le growth hacking au service de votre start-up

On l’a compris, si le growth hacking n’est pas exactement un métier mais plutôt un état d’esprit, il s’agit donc d’adopter les bons comportements. Pour être un bon growth hacker, il ne faut pas hésiter à prendre des risques afin de voir ce qui fonctionne, à être créatif, et à analyser son environnement pour mieux s’y adapter. Les tests A/B, par exemple, permettent de démontrer le potentiel de différentes fonctionnalités.

Dans notre monde digital, le growth hacking passe aussi par une bonne connaissance du web, et des bases en programmation ; ça ne veut pas dire que la discipline est réservée aux ingénieurs, mais il faut savoir de quoi on parle. D’autres secteurs à connaître : le SEO et le référencement web, les réseaux sociaux, ou le marketing.

Les possibilités offertes par le growth hacking sont infinies : générer du trafic, identifier des ambassadeurs, l’automatisation et l’optimisation de certains process, augmenter le volume des ventes ou viraliser une offre. On a conscience que cette discipline puisse encore vous sembler obscure, alors voilà quelques techniques simples pour améliorer et optimiser toutes les étapes de conversion de vos utilisateurs :

  • une bonne landing page, avec ni trop ni trop peu d’informations est souvent le meilleur moyen d’activer un visiteur
  • évitez de surcharger les formulaires à remplir, au risque de décourager les visiteurs
  • le mailing est un excellent moyen de favoriser la rétention, à condition que le contenu reste court et digne d’intérêt, et qu’il y ait la possibilité de se désabonner pour ceux qui le refusent. Essayez Mailchimp, c’est un excellent moyen de débuter
  • les tests A/B (googlez le si vous avez besoin de plus d’infos) sont une bonne image du système D, pour trouver les meilleurs pratiques propres à votre start-up
  • le SEO reste indispensable à l’acquisition. On vous en reparlera plus en détail prochainement

Soyez patient, soyez créatif, soyez acharné et soyez flexible. Bref, soyez un entrepreneur !

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